«

»

076 – Rencontre

Ce message vibratoire fait partie d’un ensemble montant crescendo sur le blog http://messagersdelun.fr/. Vous pouvez le diffuser à condition qu’il n’y ait aucune modification, sans oublier cet avertissement. Merci.
—————————–

Une femme longue et fine, très grande.

Elle m’accueille par quelques mots. Je la suis. Elle est seule. Nous marchons côte à côte (ou elle devant moi ? je n’arrive pas à discerner, c’est les 2 à la fois je crois…) Je suis vraiment petite à ses côtés, elle est si élancée, 3 ou 4 fois ma hauteur. Nos pieds marchent mais nous ne bougeons pas, c’est le « sol » qui se déplace, cependant nous changeons d’état, nous nous transformons, nous devenons autre intérieurement … enfin, moi seulement. J’imagine qu’on me met dans l’état adéquat à la situation, vibratoirement peut-être.

Un vaste espace devant nous, blanc vaporeux, évanescent mais pas du tout comme un brouillard, car tout est très clair ; ce sont juste les limites que je ne perçois pas vraiment, comme s’il n‘y en avait pas ou en tout cas pas de franches comme pourrait l’être un mur. Les bords ou les limites s’il y en a, sont je dirais « profondes », et si on veut focaliser sur un point même lointain, ce point est très précis, fin et bien défini et lui-même ouvert sur du toujours plus précis, plus défini …c’est difficile à expliquer : on pénètre dans la limite, qui alors n’en est plus une. Comme si chaque point ouvrait sur d’autres dimensions. Vouloir percevoir un endroit précis de ce « lieu », est comme se projeter illico vers une sorte de carrefour de possibles, lui-même renvoyant à d’autres carrefours de possibles toujours aussi clairs. C’est inconcevable et pourtant je le « vois ». On me le montre tout en sachant que je ne peux le comprendre, que je ne peux concevoir un tel « espace » : c’est très étrange, c’est à la fois simple et impensable par notre cerveau. Elle sourit.

« -Oui, c’est cela que je voulais te  montrer, cette limpidité dans la complexité. Ce que tu ne peux concevoir, tu peux cependant le percevoir, le sentir et donc t’y fier. C’est cela que tu dois expliquer : c’est une grande leçon. C’est désormais à vos perceptions qu’il faut faire confiance et plus à votre intellect qui n’est pas calibré pour aborder les nouvelles vibrations, il est trop étriqué et vous maintient dans le passé , le révolu, il vous bloque l’accès. Vos perceptions seules vous permettent de passer les portes, suivez les.

Transmets ça. Dis leur que l’infini des possibles est là pour tous, chacun le crée à son gré. Tout est si simple et si doux ainsi. Tu le vois, dis leur ce bonheur de lâcher le mental et de voir se lever le voile.

Insiste sur cette joie déployée, intime, démultipliée, cette liberté inconnue de vous, cette expansion ! »

Je vois comme des mondes, des univers personnels se déployer : « multidimensionnels », je ne trouve pas d’autre mot. Je perçois que chacun peut entrer, créer son univers, rencontrer, partager selon ce qu’il désire. C’est comme si chaque respiration était une opportunité. Elle acquiesce en souriant.

C’est juste inconcevable. Comment relater ça, cette démultiplication de joie, toute en paix, pas du tout un feu d’artifice démonstratif, plutôt un orchestre, enfin … un ensemble d’instruments où chacun improvise en harmonie avec les autres : inimaginable par notre mental actuel ! Elle sourit.

Je pense à la peinture de Giotto où deux anges enroulent le ciel sur lui-même dévoilant ainsi au-delà… Je remercie, je me sens tellement légère, envahie d’une joie si finement pétillante.

« -Va maintenant. »

Elle me tend quelque chose, un cadeau : un petit objet qui tient dans sa main : une pièce ? Une médaille ? Non une pierre,  une pierre de joie que je reconnais ! Une cornaline acquise récemment et que j’aime tant ! Oh ? Elle sourit et s’amuse de mon trouble. Je suis touchée et comprends comme une fulgurante évidence que c’est elle qui me l’a donnée il y a quelques jours. Merci ! Je la garde dans la main, c’est tout simple … mais mon mental peine avec les fils du temps qui se mêlent : Elle me donne là ce que j’ai depuis une semaine déjà… Elle sourit de nouveau.

« -Tout est possible, n’oublie pas, ouvre-toi au-delà des limites que t’imposent ton mental. »

Je repars avec la cornaline serrée dans la main, émue et reconnaissante. On marche toujours sans bouger, le « sol » se déroulant sous nos pas dans l’autre sens cette fois.

Un signe de la main, on se sépare, je pars.

(…)

J’ai oublié de vous décrire une particularité de ce « lieu », tant les informations y sont denses et compactées : simplissimes et évidentes vues de là-bas mais si étonnantes pour nous ici-bas que je me dois de vous les détailler un peu. Ce lieu est animé, je n’ose dire habité,  il est vivant : des êtres y évoluent, vivent –je ne peux pas dire dedans, ce n’est pas approprié – ils ne font qu’un avec cet « espace »…c’est vraiment difficile à transcrire, voici les mots qui me viennent : osmose, harmonie illimitée, infinie, comme un ballet où les danseurs et le décor seraient indissociables, constitués de la même essence et participants à l’œuvre ensemble, s’y fondant, la créant. Et ce qui se dégage de ce spectacle (mais le mot ne convient pas non plus car c’est un bain où « être » plus qu’une scène à observer) est d’une telle intensité de vie : une paix et une joie inimaginables. Ca englobe et ça rayonne tout à la fois. Voilà.

Reçu le 4 Juin 2014

 

 

«

»